Apr
19
2010
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La fragilité du monde moderne face aux … nuages !

Apple Store 5th avenue 2 J’avais prévu d’écrire un texte depuis New York, où je devais arriver samedi 17 avril, sur mes premières impressions de l’iPad que j’espérais pouvoir acheter dès mon arrivée dans la célébrissime boutique Apple de la cinquième avenue.
Eyjafjallajökull en a décidé autrement…

Un monde de plus en plus fragile et dépendant

Volcan Louis «Nuages» devait participer à la conférence «Cloud Computing Expo» de New York, du 19 au 21 avril 2010 ; il est bloqué à Paris par un véritable «nuage» physique de particules volcaniques.
Tout un symbole !

La précédente éruption du maintenant célèbre volcan islandais Eyjafjallajökull avait eu lieu en 1822. Elle avait eu des impacts locaux forts, tels qu’inondations et décès de nombreux animaux dans les champs avoisinants.

En 2010, l’éruption est d’une nature et d’une puissance proche de celle de 1822 ; ses impacts sont … sans commune mesure !
Dimanche 18 avril, 17 000 vols aériens (sur un total de 22 000) ont été annulés en Europe. L’industrie aérienne évalue les seuls coûts directs de ces annulations à 200 millions de dollars par jour. Si l’on ajoute les coûts indirects, annulations de conférences, de nuits d’hôtel, de missions non réalisées, on doit être proche du milliard de dollars.

Les applications informatiques concernées ont «beaucoup» de mal à suivre !

Ecran Air France Indisponible Air France m’a envoyé un courriel pour m’indiquer que mon vol était annulé, bravo ; ce message contenait un lien sur ma réservation, mais …cela fait maintenant 48 h que j’essaie d’accéder au site d’Air France pour annuler ma réservation Paris - New York, sans succès.

Cloud Computing expo Prague Sans vouloir faire du catastrophisme, je rappellerai simplement que l’éruption de 1822 a duré presque trois mois, de juin à août. Combien de temps va-t-elle durer en 2010 ?
J’espère quand même que le trafic aérien sera rétabli pour que je puisse participer à la prochaine conférence Cloud Computing qui aura lieu à Prague les 21 et 22 juin 2010 !

Demain, nuages informatiques !

J’avais écrit, pour le 1er avril, un texte qui annonçait l’»explosion» des grands «volcans Cloud Computing» Amazon, Google et Microsoft. La première image de ce texte était un gros nuage noir qui ressemble étrangement au nuage islandais !

Dans un autre texte récent, je m’inquiétais de la prochaine «dépendance» des entreprises européennes vis-à-vis des infrastructures Cloud américaines.

Tornado 4 Le volcan islandais vient à point nommé pour nous rappeler à quel point nos économies modernes sont interconnectées, fragiles et peu préparées à affronter des catastrophes naturelles.

Depuis le début de la révolution industrielle, nos sociétés ont rajouté des dépendances technologiques de plus en plus nombreuses : électricité, réseaux téléphoniques filaires et sans-fil, Internet, réseaux ferroviaires et autoroutiers…

La prochaine grande dépendance technologique des économies modernes est connue, il s’agit du Cloud Computing.

D’ici à 2020, une majorité d’entreprises, petites, moyennes et grandes ne produiront plus leur énergie informatique et feront confiance à de grands industriels dont j’ai souvent parlé dans ce blog, Amazon, Google, IBM, Microsoft … pour les alimenter en énergie informatique.

Cette dépendance nouvelle va-t-elle créer des catastrophes ? Bien sûr que oui ! Il n’existe pas de pays avec des trains sans accidents mortels, pas de barrages hydrauliques sans ruptures et inondations…
Une grave «rupture de Cloud » se produira certainement dans les 2 ou 3 ans qui viennent. Elle pourra, elle aussi, déclencher la paralysie d’une partie de l’activité économique dans le monde entier, et même entrainer, indirectement, des morts d’hommes.

First train Faut-il pour autant lutter contre la croissance annoncée du Cloud Computing ?
Non, ce serait un combat d’arrière-garde de plus, comme ceux qui ont été menés contre les premiers trains, les premières voitures…

Optimisme : l’adaptabilité humaine au rendez-vous !

Bill Mc Nee Mon ami Bill McNee, fondateur et CEO de Saugatuck, l’excellente société d’analyse du marché du Cloud Computing avait déjà fait une présentation lors du Forum ASP en 2009.

Etat Généraux Eurocloud Il devait revenir cette année pour parler, mardi 20 avril, lors de la séance d’ouverture de la version 2010 de cette conférence, à laquelle il est encore possible de s’inscrire !

Je l’ai rapidement contacté, samedi 17 avril, pour lui demander quels étaient ses plans de vol et l’alerter sur la situation en Europe.
Comme nos vols respectifs étaient annulés, nous avons pris, ensemble, la décision, pragmatique, d’intervertir nos interventions !

Titre conférence Bill McNee Bill m’a immédiatement envoyé sa présentation en … Powerpoint ; je n’ai pas encore réussi à le convaincre d’utiliser Google Apps et j’ai donc été obligé d’ouvrir cette présentation avec mon Open Office favori ! (c’est le seul usage que j’en fais).

Pendant deux heures, et par Skype évidemment, nous avons travaillé ensemble sur ses supports pour que j’en comprenne bien les messages clefs.
Cette présentation contient des informations très récentes sur les évolutions du marché du Cloud, aux USA et en Europe.
Ce sera pour l’essentiel une première mondiale, l’essentiel de ces données n’ayant jamais été présentées auparavant.

Oui Genève - Oui, nos sociétés sont de plus en plus sensibles à des perturbations, qu’elles soient naturelles comme l’explosion d’un volcan ou technologiques, comme l’arrêt d’une infrastructure Cloud.

- Oui, les avancées technologiques des dix prochaines années, Cloud Computing, réseaux sans fil très rapides vont créer de nouvelles dépendances.

- Oui, il faut accepter ces challenges pour ne pas risquer de retomber dans un «obscurantisme moyenâgeux»

- Oui, il faut continuer à faire confiance à l’intelligence humaine pour gérer efficacement les catastrophes technologiques qui se produiront au cours des prochaines années.

Posté par admin dans: News des experts |
Apr
19
2010
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Alerte ! Cloud Computing is down !

Dark Cloud Dans cette nuit du mercredi 31 mars, le ciel c’est brusquement assombri sur le Cloud Computing mondial.

Devant l’urgence de la situation, j’ai choisi de ne pas mettre beaucoup d’images dans mon texte, comme j’ai l’habitude de le faire ; je prie les lecteurs de m’en excuser.

Brutalement, sans que rien ne le laisse présager, il semblerait que des équipes de hackers sino-russes aient réussi à pénétrer dans les grands Clouds publics mondiaux.

- Le virus «Cumulus Castellanus» a frappé en premier, vers 22h16, les Data Centers d’Amazon, en rendant inutilisables 95 % de leurs serveurs. Aux dernières nouvelles, à confirmer, toutes les instances EC2 ont été rendues inopérantes et les données stockées sur S3 seraient toutes effacées !

- Immédiatement après, à 22h 34, c’est un autre virus, encore plus violent, «AltoStratus», qui aurait envahi les Centres de Calcul Azure de Microsoft, rendant tout accès impossible. Interrogé, un représentant de Microsoft s’est dit incapable de savoir s’il sera possible de récupérer les données volatilisées.
C’est un remake, beaucoup plus grave, de la catastrophe «Danger», partenariat T-Mobile et Microsoft, du mois d’octobre 2009.

Page Web inaccess - Pendant que l’on écoutait les commentaires de Microsoft, une troisième attaque a été lancée, vers 23 h 04, contre le numéro un du Cloud, Google.
Le nom de code de cette attaque est «Cirrus Flocus».

Google a confirmé que 33 de ses 50 centres de calculs, et en particulier ceux situés en Europe, ont été touchés.
Les 140 millions d’utilisateurs de Gmail et les 2 millions d’entreprises qui ont choisi d’utiliser Google Apps auraient perdu toute capacité d’accès à leurs comptes, l’attaque ciblant en priorité les CName et les DNS.
Les équipes de Google travaillent d'arrache-pied pour essayer de sauver ce qui peut l’être, mais disent qu’il est trop tôt pour faire un diagnostic détaillé.

Pour le moment, Amazon, Microsoft et Google vous recommandent de ne surtout pas essayer d’accéder à vos ressources Cloud Computing ; cela risquerait de rendre encore plus problématique toute récupération ultérieure de vos données et rend plus difficile le travail des équipes de secours qui, chez chaque fournisseur, sont mobilisées pour trouver des parades.

Des nouvelles alarmantes continuent d’arriver, toutes les minutes. Des dizaines d’entreprises de vente sur Internet, de services basés sur le Cloud ne peuvent plus répondre aux demandes de leurs clients.
On découvre, brutalement, que le Cloud Computing n’est plus un concept fumeux, mais une plateforme opérationnelle indispensable pour des milliers d’entreprises, dans le monde entier.

Je souhaite établir l’inventaire des services qui se sont arrêtés ; merci de m’envoyer la liste de ceux que vous avez identifiés, en espérant que le site de mon blog ne va pas, lui aussi subir les conséquences de ces attaques.

Dès demain matin on entendra les commentaires acidulés de la cohorte des anti-Clouds qui pourront pavoiser en disant :

« On vous l’avait bien dit, il ne fallait pas faire confiance au Cloud Computing».

Zeppelin Ce 31 mars est vraiment un jour très sombre pour toutes les personnes qui pensaient que les grands acteurs du Cloud Computing avaient construits des Data Centers à l’abri de tout danger.

Dés demain, 1er avril, j’espère pouvoir, si mon blog fonctionne encore, vous donner des informations plus détaillées et précises sur l’étendue des dégâts.


 Poissons d'avril Mise à jour du 1er avril : bonne nouvelle pour tous les fans du Cloud. Il s’avère que «Cumulus Castellanus», «AltoStratus» et «Cirrus Flocus» avaient tous un grave défaut de fabrication et se sont transformés en … petits poissons !

Posté par admin dans: News des experts |
Apr
19
2010
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L’Europe face aux défis des infrastructures Cloud Computing

Decennie Cloud 3 nuages La décennie 2010 - 2020 sera celle du Cloud Computing ; c’est un message que je répète sur ce blog depuis longtemps et il est maintenant bien accepté par tous les fournisseurs, y compris les «historiques», par la grande majorité des responsables informatiques.

Les deux composantes techniques majeures de cette révolution Cloud Computing sont les infrastructures et les usages, en mode SaaS, Software as a Service. Pour ces deux composantes, les conditions de la réussite sont très différentes.

Je suis extrêmement pessimiste sur la capacité de l’Europe à réussir dans les infrastructures Cloud, et … raisonnablement optimiste dans les usages.
Je vais me concentrer, dans ce texte, sur les infrastructures, les fondations du Tsunami Cloud Computing.

Infrastructures Cloud : les conditions de la réussite

Industry Amazon et Google ont montré la voie ; d’autres acteurs, comme IBM ou Microsoft on prit, plus tardivement, le même chemin, et les conditions de la réussite sont maintenant bien comprises.
Un adjectif résume leur approche : industrielle !

- Des investissements massifs : un nouveau Data Center rajouté à une infrastructure Cloud représente un investissement compris entre 500 millions et un milliard de dollars.

Map Google Data Centers - Une distribution géographique mondiale : Amazon a ou aura des implantations dans tous les grands continents ; le nombre d’implantations de Google dépasse les quarante sites.

- L’utilisation de logiciels très spécifiques, tous Open Source, dont j’ai déjà parlé plusieurs fois, et qui ont pour nom Linux, MapReduce, Hadoop, Traffic, HipHop et quelques autres.  Ce sont les seuls outils qui permettent de gérer efficacement la fiabilité, la redondance et la performance de ces mégas usines informatiques.

- Des équipes humaines très compétentes qui travaillent en permanence à l’optimisation des infrastructures, pour qui gagner un millième de seconde sur une opération est un succès majeur. Ce n’est pas par hasard que le CTO de ces entreprises (Chief Technical Officer) y occupe toujours une position stratégique au plus haut niveau, comme c’est le cas de Verner Wogels chez Amazon.

Un texte récent de Craig Labovitz montre à quel point les investissements de Google en serveurs, réseaux et autres OS sont stratégiques dans sa stratégie.

Containership Un autre élément clef de la stratégie des grands acteurs actuels du Cloud est de ne pas créer une fenêtre d’opportunité tarifaire pour leurs possibles concurrents. Amazon et Google ont choisi de faire profiter leurs clients de leurs économies d’échelle en ayant une politique de prix très agressive.

Pour un nouvel entrant, Il devient extrêmement difficile, voire impossible, de proposer des services d’infrastructures de Cloud Computing à des prix compétitifs avec ceux de ces leaders sans perdre beaucoup d’argent !

Des infrastructures Cloud européennes : peut-on y croire ?

Internet World stats sept 2009 - Regions Il y a en Europe plus d’internautes qu’aux USA, 418 millions contre 253 à la fin du mois de décembre 2009 (source Internetworldsats) ; ce n’est donc pas le marché qui manque.

En ce début d’année 2010, li n’existe aucune infrastructure Cloud Computing digne de ce nom en Europe ; chaque pays dispose bien sûr d’acteurs capables d’assurer des hébergements de serveurs, mais aucun n’a atteint une taille critique et une présence internationale forte.
image répartition Internautes
Il est évident pour moi, et je l’espère aussi pour la majorité des lecteurs, que toute approche «nationale» du Cloud Computing serait suicidaire ; c’est à l’échelle de l’Europe qu’il faut travailler, et vite.

L’Europe dispose des principales ressources qui lui permettraient de combler son retard dans le domaine des infrastructures Cloud Computing :
- Une excellente compétence en logiciel, avec des milliers d’informaticiens formés et capables de maîtriser tous les outils logiciels nécessaires. Comme en plus ils sont tous Open Source, il n’y aurait aucune possibilité de rétention de compétences par les États-Unis.
- Des ressources financières suffisantes : il suffirait de 3 à 4 milliards d’euros par an pendant les dix ans qui viennent pour construire un réseau de centres de calcul compétitifs.
- Dans une majorité de pays, des réseaux haut débit filaires et sans fil plus performants et moins chers que ceux des États-Unis.

Avec autant de points positifs, pourquoi s’inquiéter ?

Pessimisme : Les trop nombreux échecs récents

J’ai, hélas, beaucoup plus de motifs d’inquiétude que d’optimisme.

Net 2010 - Cloud rupture ou mirage En Europe, la prise de conscience que le Cloud Computing était la prochaine grande mutation de l’industrie informatique a été très tardive. Il y a encore beaucoup de responsables politiques ou économiques qui n’en sont pas convaincus : le titre de la prochaine réunion du Club AFNET, ce vendredi 26 mars, est très révélateur de cet état d’esprit.

Mais le plus grave c’est l’accumulation d’échec des grands projets technologiques européens. j’en citerai simplement deux :

- Quaero, le moteur de recherche «concurrent» de Google. Les Allemands et les Français (Jacques Chirac en 2005) avaient lancé un projet qui alliait nous permettre de créer le meilleur moteur de recherche du monde. Les deux premières années ont été perdues pour des guerres stratégiques sur le choix du pays qui abriterait le siège de cette nouvelle organisation. On connait la suite.

Logo Galileo - Galiléo, lancé en 2001, est le projet européen qui devait libérer l’Europe de la dépendance du GPS américain ; le retard de ce projet est d’au moins dix années et ce nouveau service «pourrait» voir le jour en 2014, au plus tôt. La bonne nouvelle est qu’il existe déjà un …. logo du projet.

Tout est perdu ? Non, mais il faudrait agir très vite !
Comment ? Je vous propose une démarche qui serait, selon moi, la seule réaliste.

Une fédération européenne d’infrastructures Cloud

Au vu des échecs successifs des grands projets européens, il y a deux pistes à abandonner :
- Création d’un nouvel organisme international "ECCCC", l’European Cloud Computing Coordination Consortium.
Leadership - Confier le leadership du projet à un seul pays. L’annonce récente d’un Cloud français regroupant Orange, Thales et Dassault Systèmes est l’exemple parfait de ce qu’il faut éviter à tout prix. Ce consortium a pour premier objectif pratique de grappiller quelques centaines de millions d’euros de ce qui reste du «grand emprunt».

La réponse ?
Se mettre d’accord, très vite, sur une plateforme logicielle «Open Source» commune autour des meilleures solutions du marché.
Ce ne serait pas très compliqué, car tous les acteurs majeurs actuels du Cloud Computing,  Google, Amazon, Facebook,Yahoo!… utilisent les mêmes, que j’ai déjà cités plus haut.
Il faudra surement rajouter un peu d’intelligence logicielle supplémentaire, définir quelques API d’accès…. Nous avons toutes les ressources humaines nécessaires pour formaliser cette plateforme commune en moins de 12 à 18 mois.

Toute entreprise qui construira un centre de calcul sur cette plateforme logicielle commune pourra le connecter aux autres centres de calcul de ce réseau européen.
Les grands opérateurs téléphoniques, tels que Telefonica, Orange, DT ou BT seraient les premiers intéressés et pourraient constituer, avant 2015, une première infrastructure Cloud européen crédible.
Ils ont de longues expériences de collaboration, de gestion du «peering» et des refacturations croisées ; elles sont très proches de celles qui seront nécessaires pour gérer cette fédération de Centres de calcul.

Cette démarche est-elle techniquement et financièrement jouable ? Oui.

Verra-t-elle le jour ? Je crains fort que non.

Un choix «Cornélien» pour les entreprises utilisatrices

Choice Si l’Europe est incapable de proposer, avant la fin de 2015, des infrastructures Cloud Computing cohérentes et concurrentielles, les entreprises «clientes» seront face à un choix «Cornélien» :

- Utiliser les infrastructures Cloud proposées par les grands acteurs américains, pour maintenir leur compétitivité. Cette «dépendance» infrastructures peut rapidement devenir plus grave et plus dangereuse que la dépendance pétrolière actuelle de pays comme la France ou l’Allemagne.

- Rester sur des solutions d’informatique interne «artisanales», hors de prix et peu fiables, avec le risque d’être incapables de disposer d’un Système d’Information compétitif en termes de fonctionnalités, de coûts et de réactivité.

L’Europe saura-t-elle réagir, vite, unie et efficacement ?
Poser la question, c’est, hélas, y répondre !

Posté par admin dans: News des experts |
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